Amour perdu


Depuis que tu ne veux plus partager ma couche,
Que, la nuit venue, tu me refuses ton corps
Et que tu ne veux même plus que je te touche,
Il me faut bien le dire, tu m’as jeté dehors.

Mon nom ne vient même plus effleurer ta bouche
J’ai l’impression d’avoir perdu mon seul trésor ;
Je m’en vais coucher là, pourrir comme une souche
Et, comble du malheur, tu n’as aucun remords.

Du feu de notre amour couve encore une braise,
Un filet de fumée s’en échappe en volutes
Quand un souffle d’air le rougit comme une fraise.

C’est un fruit défendu condamné à mourir
Que le vent pleure en jouant un vieil air de luth
Dans les branches d’hiver, sans cesser de courir.

À propos de grmin

Comme le H du mot Hawaï, je ne sers à rien Voir tous les articles par grmin

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