Maurice aura ma peau


Je pèle

C’est normal

La clim est toujours froide dans les salles d’attente des aéroports.

Petite escapade aux toilettes pour me mettre en tenue d’hiver, à l’heure parisienne si j’ai bien compris. Désolé mesdames, je ferme la porte : j’avais encore mon maillot de bain sur moi, piscine jusqu’à la dernière minute.

piscine jusqu'à la dernière minute.

piscine jusqu’à la dernière minute.

Ça m’avait permis d’éliminer le sel et le sable recoltés à la mer le matin, puis un dernier tweet et c’est le long et lent cérémonial du départ qui commence.

bus ashok leyland

bus ashok leyland

Identification des bagages sous les canisses. Ça consiste à prendre ses propres valises dans le tas qui a été récupéré devant les chambres, et à les traîner sur quelques mètres jusqu’au camion qui va les convoyer à l’aéroport. Les passagers, eux, voyageront par car. Le premier d’entre eux étant trop plein pour pouvoir espérer une place à l’avant, choix est fait d’attendre le suivant. Typique. Un vieil ashok leyland avec un capot énorme qui s’avance dans la cabine jusqu’aux pieds du passager avant : moi. Pas si antique que ça cependant puisque les sieges sont munis de ceintures de securité … dont les sangles ont été coupées. Tropiques. Heureusement, c’est sans cérémonial. Un autocollant bien en vue indique que le costume de soirée est interdit. Ça tombe bien je suis encore en tenue de plagiste.

costume de soirée interdit

costume de soirée interdit

Un retardataire anxieux, les parkas coincées dans les anses de son sac râle de devoir se contorsioner pour atteindre le seul siege resté libre, derrière le chauffeur. Tire le rideau pour se protéger du soleil et bougonne d’avoir trop chaud. Normal, il est déjà en jean. Dernier rappel pour l’identification des bagages. L’anxieux se lève en sursaut, se contorsionne à nouveau dans l’autre sens, descend du car et va enfin mettre sa valise dans le camion à bagages.

Il ne remonte pas tout de suite, laissant le passage à l’équipe d’animation qui monte à bord pour nous chanter ses adieux. Ah, finalement il ne remonte pas du tout, préfère rester pour prendre le troisième véhicule avec tous les retardataires. Dommage, c’est un minibus. J’espère qu’ils ont un chausse-pieds pour rentrer tous dedans.

Décollage. Le bruit du moteur nous met déjà dans l’ambiance aerienne, on se croirait à bord d’un avion à hélices. Quelqu’un à la bonne idée de parler de la fois où il a vu un bus en panne sur «l’autoroute» mauricienne, celle que nous allons devoir emprunter de part en part pour traverser l’ile. Plus d’une heure de trajet. Il est vrai que voir le chauffeur manipuler sans cesse la tirette d’enrichissement des gaz selon qu’il soumette le moteur à plus ou moins forte charge, comme dans mon premier bus scolaire, ne met pas en grand état de confiance quand à la fiabilité de la mécanique. Tropiques disais-je. Mais pessimisme exagéré. Finalement le plus grand désagrément aura été une paire de bouchons. La traversée de Port Louis, mais c’était prévu, et un autre plus loin et plus long, en pleine campagne, du à rond point régulé par un policier local qui se prenait pour un feu rouge.

la crème du terrorisme

la crème du terrorisme

Enregistrement, contrôle securité. Problème au scanner, fouille du sac. J’ai du boire ma brique de jus de fruit sur place et abandonner ma bouteille d’eau mais réussi à passer ma crème solaire, neuve du début du séjour. Je fais un grand sourire, passez une bonne journée et file chercher un coin tranquille pour escamoter mon tube au potentiel terroriste. J’y apprends que d’autres ont la chance inverse : l’eau est passée mais pas la crême solaire, presque vide. Ça fait une moyenne.

Duty Free

Duty Free

Mission suivante : écouler de la manière la plus intelligente possible les quelques centaines de roupies qui restent. Ça commence par un litre d’eau. Oui je sais c’est pas malin mais qui se souvient encore du sketch de Fernand Raynaud «j’suis pas un imbécile, j’suis douanier». Visite de la galerie duty free. Pas de besoin particulièrement pressant de parfum (je sens naturellement bon, viens vérifier de près – non, encore plus près – si tu ne me crois pas) et pas d’angoisse particulière avant l’embarquement donc pas d’alcool non plus. Les autres boutiques ne proposent que des bibelots ramasse-poussière ou des fringues, mais pas d’anorak, gants, écharpes, bottes fournées ni de semelles à crampon pour se déplacer sur le verglas et ne présentent donc aucun intérêt dans la perspective d’un retour vers un Paris hivernal. Il paraît qu’on y pèle en ce moment …

fringues d'aeroport

fringues d’aeroport

Un retour au duty free aura raison de l’affaire avec des tablettes de chocolat. Amusant, les prix sont libellés en euro. Petit moment de doute, est-ce comme en Tunisie où le duty-free refusait la monnaie locale ?

retour au duty free

retour au duty free

Non. Ils acceptent, la conversion est faite à la caisse. Ah, il faut retourner chercher le passeport. Je veux bien passer pour le noob de la zone hors douane mais je vois pas trop pourquoi il faut montrer son passeport pour acheter un demi-kilo de chocolat en tablettes. Statistiques du commerce extérieur peut-être ?

ma fortune

ma fortune

Je me quand même suis bien debrouillé puisqu au final il ne me reste que quatre roupies. L’equivalent de dix centimes d’euro. Ça fera de beaux jetons de monopoly. Je deteste le monopoly. Trop long. Et les hotels qu’on y construit ne sont pas des marinas tropicales pieds dans l’eau, turquoise.

marinas tropicales

marinas tropicales

Entre temps j’ai fini de me changer. Je n’ai plus froid mais le fait est que c’est vrai. Légerement certes, mais, je pèle

Légerement certes, mais, je pèle.

Légerement certes, mais, je pèle.

À propos de grmin

Comme le H du mot Hawaï, je ne sers à rien Voir tous les articles par grmin

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