La nuit de tous les dangers


Zebra 3 à l’attaque !

Non ce n’est pas un remake de Starsky & Hutch, c’est juste que le temps a changé : il y a cette nuit des nuages et moins de bruit, moins de vent. Les moustiques tant promis mais jamais vu encore et cependant redoutés se résolvent à attaquer et mon imaginaire les prétend tigres, d’ou l’apostrophe.

Mon petit coin de ciel nuit

Mon petit coin de ciel nuit

Ce n’est pas la curée cependant. Prenant le «frais» (relatif ici, disons plutôt «l’air») sur le balcon à l’heure post-prandiale, j’ai été le seul à ressentir leur présence et encore : ma peau, très sensible, n’était absolument pas traitée. C’étaient plutôt la tête qu’il fallait protéger d’ailleurs : un petit craquement, anodin comme il y en a tant parmi les arbres, puis un grand choc. Vlang ! Suivi d’un rebond et d’un son plus mou, étouffé, 1-0.

Chaud devant, protégez-vous la tête et évitez surtout de faire la sieste sous un palmier : chute de noix de coco, port du casque obligatoire. Une trace grasse, sombre et brillante dans les jeux de lumière du soleil couchant, sur l’arrête metallique du toit pavilloné du bungalow de devant. Vingt mètres de hauteur de tronc, un ovaloïde verdâtre dans le sable au pied du bâtiment. Personne n’a été touché mais l’alerte a été vive. Tout de suite, la pub «Bounty» devient subitement moins glamour.

L'arme du crime

L’arme du crime

Pas de quoi gâcher la soirée cependant : spectacle d’accueil organisé et joué par l’équipe d’animation, très bien. J’en retiendrai surtout leur version «Black Eyed Peas» de Blanche Neige, avec participation du public. Oui j’ai réussi à m’esquiver.

La nuit tropicale s’organise. La blatte de 8cm de long s’est avérée ne pas être «tong proof», l’interrupteur général de la clim a été trouvé à 2m de haut dans le recoin entre la penderie et la salle de bains, et le thermostat du frigo passé de 10 à zéro ce qui permet de dormir sans vacarme tout en ayant la possibilité d’éclairer les toilettes. L’adaptabilité du touriste du XXIe siècle m’épate de jour en jour. Surtout la nuit.

Du coup l’œil de cyclope rouge de la télé en veille menaçant mon sommeil malgré la serviette éponge qui lui a été octroyée en guise de bandeau, je l’ai carrément débranchée et remplacée sur la prise par le chargeur du BlackBerry qui n’étant plus exsangue, victime comme hier d’un battery drain du à l’abus de wifi a ainsi pu me servir de lampe de poche au moment de piocher la désormais rituelle canette accompagnant ma pause scripturale et nocturne.

Raté. Je croyais avoir pris un Coca, c’est un Sprite. Des fois on trouve aussi de l’eau, toute simple, plate et non sucrée. Question de chance.

Les moustiques me refont le coup de l’attaque de «Pearl Harbor» avec le hurlement en piqué de leur sirène de stukas vrombissant à mes oreilles (oui je sais les stukas n’étaient pas à Hawaï, c’est pour l’image) alors je vais m’arrêter là pour la nuit et retourner m’enduire de cinq sur cinq, publicité gratuite mais efficace, existe aussi en version «tropic», formule renforcée pour zones à risques

Flash by night

Flash by night

Demain, journée marine. 5 minutes de télé m’ont donné un aperçu du temps parisien. Oh comme je compatis. Mais de loin😉

À propos de grmin

Comme le H du mot Hawaï, je ne sers à rien Voir tous les articles par grmin

3 responses to “La nuit de tous les dangers

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