Honte à moi


Je vais me coucher là, décider de mourir
Et me faire oublier, ou me mettre à courir.
Pour où ? Je n’en sais rien mais il me faut partir,
Et ne plus y penser. Oui, en un seul mot, fuir.

Mais je reste debout, essuyant le déluge
Qui m’inonde et me noie, poids de la trahison,
Immonde, qui me renvoie hors de mon refuge.

Son regard pointe sur moi, comme un réticule,
Quand ma seule infamie serait d’avoir aimé.
Et je me sens alors couvert de ridicule,
Flaque de sang que la pluie ne veut pas gommer.

La migraine a germé en mon esprit miné
Par la honte qui roule, en une vague rouge
Sur mon visage. Oui, la farce est terminée.

URL raccourcie de ce texte : http://twlr.me/3gB

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