Rondeaumne


Premier dimanche d’automne
Le ciel est si gris
Que les nuages talonnent
Les toits de Paris
Où l’air lui même est atone.

Une errance monotone
Couleur de souris
Dans le silence qui tonne…
Automne.

Promenade qui fredonne,
Ca y-est, je suis pris !
Car c’est mon coeur qui rayonne :
Celle qui m’a souri,
C’es sûr, elle est bien mignonne.
Automne.

.06/12/1988
18h15 – Gare de Lyon


Dernier jour de l’été


Au plus profond de moi reste la tessiture :
Un regard, une voix au fragrances subtiles,
Le souvenir ému d’un face-à-face agile
Entre une étoile et moi qui en suis que roture.

Secrète et impudique, où est la vraie nature
De la femme muette à la fois volubile,
Abritée par le marbre et pourtant si fragile,
Et je ne sais rien d’elle ! J’adore ses lectures …

Princesse musulmane, hammam, moucharabieh,
Puis regards qui se voient, sourire dévoilé :
Le tout dernier coup d’œil, celui qui tend la main.

Il insuffle une brise, fraîche, dans le cou,
Ce lien immatériel qui m’attache beaucoup :
Un tout dernier clin d’œil qui disait : « A demain … »

.21/09/1988


Série


Quatre gouttes de pluie
Que le printemps augmente
Aussitôt qu’il fait nuit
Et de nouveau, qu’il vente,
De l’odeur d’une terre
Maritime et lointaine
Comme si les voiliers
Dans les airs se promènent

Trois elfes fatigués
Rongés par une attente
Inconnue, prolongée,
Veillent dans la tourmente

Deux vaisseaux du désert
Lourds d’encens et de menthe

Un jour me n’en irai


Six mois, déjà …


Aujourd’hui je suis seul,
J’atteins le quart de siècle
Et c’est un jour de deuil.

Paris est grise et sombre :
Ses rues embouteillées
Par des bovins en nombre
Annoncent la rentrée.

Aujourd’hui je suis seul,
C’est mon anniversaire
Et quatre mois de deuil.


4 septembre 1988


Le Leuta – chalet d’alpage


Sur le chemin du Grand Crosse Baulet (2236m) le joli chalet d’alpage du Leuta est un lieu de pause idéal.

Les génisses, poussées par leurs hormones naissantes commencent à se monter l’un l’autre, signe qu’elles sont bientôt prêtes à aller au taureau.

La présence de nombreux rumex, qui affectionnent les terres azotées, est signe du fait que cet endroit est depuis longtemps fréquenté par les animaux d’élevage.

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Les voitures de la semaine


Une par une, on n’y prête guère attention. Mais au bout de la semaine, on se rend compte que ça fait quand même un certain nombre de voiture luxueuses, rares, jolies ou tout simplement sympa dont on a croisé le chemin

Aston-Martin «volée» lors de la traversée d’un passage piéton, Route de la Reine. Cela explique pourquoi je n’en ai eu que le museau. Mais ça compte quand même n’est-ce pas ?

Benley tout simplement garée dans le 7e arrondissement (évidemment). «Tiens, voilà mon coffre fort, je le pose au bord du trottoir»

Une autre photo volée sur un passage piéton (allée du bord de l’eau), ce qui explique son piètre cadrage également : déjà les Chrysler sont plutôt rare, mais la version break encore plus

Fiat 500, la vraie pas l’ersatz pour bobo fortunés. Dans le 7e également comme quoi il faut se méfier des stéréotypes

Petit coupé Fiat juste devant chez moi, très mignon, je n’en connais pas le modèle precis ni l’année. Je le date des années 70 à vue d’œil

Ford Mustang, il en faut toujours une pour finir une serie d’images de voiture. Dans mon quartier également


Le petit chat est mort


Oui je sais, c’est un peu plat et insipide de dire ça comme ça. Parce que ce n’était pas n’importe quel chat. C’était le tien. Le gros matou qui se frottait contre tes jambes pour t’imprégner de son odeur de mâle et te marquer comme étant sienne. Celui qui, jaloux du temps que tu me consacrais, venait marcher sur ton clavier pour te rappeler à tes obligations.de maîtresse carressante.

Il t’avait été offert, je suppose, sous forme d’une petite boule de poils peut-être pas encore totalement sevrée. Je t’imagine jouant à la maman, le nourrissant à l’un de ces biberons jouets remplis de bonbons à l’usage des enfants et reconverti en mamelle de fortune, le faisant têter au creux de tes bras, serrés contre ta poitrine de petite fille. Puis, repu, s’endormir dans ta paume, minaudant dans ses rêves de chaton, jouant les yeux fermés avec ton petit doigt qu’il tétouille plus par jeu et gourmandise que de faim réelle.

À ce moment là tu as été sa maman. Puis sa soeur lorsque vous avez grandi ensemble, vous entraînant l’un l’autre dans une spirale sans fin de bêtises félines et de chatteries calines. Les chatouilles dans l’herbe du jardin, les combats pour de rire, main potelée contre patte de velours, le fou rire à essayer de le faire descendre du rideau du salon, l’angoisse que ta mère ne finisse par remarquer les petites marques de ses griffes sur les voilages. «Oh, des mites probablement. Ah c’est du synthétique ? Je n’y peux rien si elles ont des goûts bizarres. Je ne vais pas leur embuquer du coton à la pince à épiler quand même !» Suivi d’un sourire complice à ton compagnon de délires.

Ta première angoisse aussi lorsque, lui déjà adulte et toi encore fille, il a passé sa première nuit dehors sans t’avoir prévenu de son intention de découcher. Et son air ravi, même pas fatigué d’avoir miaulé toute la nuit lorsqu’au petit matin il s’est faufilé dès l’ouverture de la porte pour se frotter contre toi comme pour éponger tes larmes et te demander pardon de ta nuit blanche. Et exiger sa coupe de lait.

Tu n’as pas vu venir, et tu en douterais encore si j’osais te le dire, le moment où, à ton premier sang, il ne t’a plus considéré comme un simple hochet intelligent et complaisant mais comme un membre de son harem, la femelle d’attache, celle à laquelle on revient toujours et auprès de qui il suffit de ronronner pour avoir son dû de caresses et câlins.

Et puis tu as grandi.
Et lui, tu ne l’as pas vu, mais il a pris de l’âge. Peut-être même que ton départ à la ville, pour tes études, a accéléré son vieillissement. Ainsi que le fait qu’il ait peut-être senti, maintenant, qu’il n’est plus le seul mâle dans ta vie. Cet amour qui, faisant battre ton cœur a pu modifier tes phéromones et influer sur son psychisme animal. Et peut être ainsi favoriser la progression du crabe sournois qui, déjà, le rongeait en silence mais qu’il feignait d’ignorer tout empreint qu’il était de sa superbe arrogance féline.

Jusqu’à ce qu’un jour la nouvelle tombe. Sèche comme une dépêche sur les télescripteurs d’une agence de presse. Tranchante et irrémédiable comme le couperet d’une guillotine, quand bien même elle sanctionnerait une erreur judiciaire. Au retour d’une dure semaine d’études alors que, entre examens à préparer, amour lointain et amitié compliquée, tu avais besoin de bien d’autre chose que d’un chagrin de plus à gérer.

Cancer.

Quoi de plus cruel et inéluctable que ces deux simples syllabes ? Était-ce bien là l’intention de tes parents, lorsqu’ils t’ont doté de ce compagnon, de te fournir ainsi l’apprentissage du deuil et de la mort ?

Ton deuil tu l’as fait finalement. Par anticipation. Prévenue, tu as pu te faire à l’idée de sa perte alors que, loin de chez toi et loin de lui tu pouvais petit à petit le considérer comme définitivement parti. Tu as eu la pudeur de réserver tes larmes pour ce moment d’éloignement, afin qu’il ne les sente pas. Mais il a eu le courage de t’attendre. D’attendre que, enfin libérée de tes obligations estudiantines tu reviennes une dernière fois à son chevet assister à son trépas.

Une petite piqûre, pour un dernier sommeil dont on nous dit qu’il sera peuplé de rêves agréables, de courses sans fin après des souris de lait et de miel, de souvenirs de tous les bons moments que vous avez vécu ensemble. Est-ce bien vrai ? Il faut le croire. On n’a aucun moyen de le vérifier et en douter serait comme une insulte à sa mémoire.

Au matin, il est mort et tu n’as plus de larmes. La vie impose sa dictature du quotidien et il faut faire face. Tu n’as besoin de rien. Ou en tout cas surtout pas d’une compassion sucrée et pleine de larmes qui oserait te dire «t’en fais pas mon doudou, ça va passer». Parce que ça ne passera pas, il ne reviendra pas et que la simple idée que l’on te console suffirait à ressusciter un torrent de larmes de petite fille. Mais tu es adulte. Tu ne peux pas pleurer comme ça, ton monde ne le permet pas.

Alors je pleure pour toi. Mon monde n’existe pas sans toi, tu le savais déjà. Aussi sans même te le dire je te prends la peine que tu m’as dite, la fais mienne et pleure sur ce chat que je ne connaissais pas.
Tu m’en avais parlé juste pour que je le sache, au nom de notre amitié. Tout en me refusant en même temps de te dire que je partage et je comprends. Ni même de tout simplement en accuser réception. Parce que notre amitié justement est également faite de ça, parce que j’étais l’un des seuls à savoir ce qu’il représentait pour toi, parce qu’on n’a pas besoin de larmoyer l’un dans les bras de l’autre pour se comprendre et partager des moments comme celui-là.

Tout ce dont tu as besoin c’est de rire et de respirer pour transcender ta peine. C’est une chose que je ne peux pour l’instant pas faire pour toi, mais j’ai demandé à un ange de veiller sur toi. Moi, je pleure pour toi afin que toi, tu ne pleures pas. Je ne te le dirai pas, je ne te l’écrirai pas et si je le met ici c’est justement parce que je sais que tu n’y viens pas.

Tu le sais au point qu’il n’est pas besoin de te le dire, à toi qui m’a attribué un nom secret, un nom qui signifie ami, fidèle ami : Je pense à toi, amie de mon amitié.


Projet 52 – la règle des tiers


Après une longue interruption depuis ma dernière contribution au projet 52 voici mes deux propositions de la semaine :

Première image : Attente nocturne dans la voiture, rue Victor Grifuelhes

La ligne du bas de pare-brise forme une délimitation naturelle au tiers inférieur, la rangée de voitures garées s’occupe des autres lignes
Malgré son apparente simplicité cette photo m’a donné du travail (une douzaine de shoots) d’autant plus que je n’avais que mon petit automatique sur moi.

Je tenais à avoir un effet de filé avec les feux d’une voiture qui passe, sans que le reste de l’image soit flou.

La technique utilisée a donc été la suivante :

Sensilibité la plus basse possible (100 iso), appareil calé en appui sur le volant de la voiture, et retardateur réglé sur 2s afin de ne pas induire un flou de bougé en déclenchant. Précautions pas inutiles dans la mesure où le temps de pose nécessaire a été d’une seconde.

Outre la superposition d’une grille, les seules opérations de post traitement ont été les suivantes :

  • Réduction de la taille de l’image à 640 x 480
  • Floutage de la plaque d’immatriculation de la mini au premier plan

Paramètres de la prise de vue :

  • Vitesse 1s
  • Ouverture F/2.7
  • Focale 6.2mm (soit 25mm en équivalent 24 x 36)
  • Distance 829cm
  • Iso 100

Deuxième image : Le sourire du tidej

J’aurais aussi bien pu intituler l’image Comment un sujet s’impose au photographe. En effet, c’est au moment de reposer mon bol que ma sous-tasse m’a adressé ce sourire si craquant. Je n’ai pu rien faire d’autre que de sauter sur l’appareil photo, là aussi le petit automatique. Seul post traitement ici, l’équilibrage manuels des blancs

Paramètres de la prise de vue :

  • Vitesse 1/30s
  • Ouverture F/2.7
  • Focale 6.2mm (soit 25mm en equivalent 24 x 36)
  • Distance 81cm
  • Iso 250 (auto)


Amour perdu


Depuis que tu ne veux plus partager ma couche,
Que, la nuit venue, tu me refuses ton corps
Et que tu ne veux même plus que je te touche,
Il me faut bien le dire, tu m’as jeté dehors.

Mon nom ne vient même plus effleurer ta bouche
J’ai l’impression d’avoir perdu mon seul trésor ;
Je m’en vais coucher là, pourrir comme une souche
Et, comble du malheur, tu n’as aucun remords.

Du feu de notre amour couve encore une braise,
Un filet de fumée s’en échappe en volutes
Quand un souffle d’air le rougit comme une fraise.

C’est un fruit défendu condamné à mourir
Que le vent pleure en jouant un vieil air de luth
Dans les branches d’hiver, sans cesser de courir.


Air Ténu


Par ton absence,
j’ai reconnu
au vide envahissant la place
dans le silence,
la tête nue,
Hautain et fier, le Temps qui passe.

Pas une errance
au cœur des nues,
le nez dans les cubes de glace,
qui ne s’élance
dans l’inconnu
à la conquête de l’espace.

De ta présence
la tête nue,
hautaine et fière, emplie de grâce
dans le silence,
j’ai reconnu
le souffle d’air que tu déplaces.

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Pour toi seule


Je voudrais pour toi seule écrire des poèmes :
Si tu étais ma reine, je serais troubadour.
Je n’oserais jamais te dire que je t’aime
Qu’en composant pour toi les plus beaux chants d’amour.

Le refrain serait beau car ce serait le même
Que chantent les oiseaux qui fleurissent alentour.
Triolets de bonheur, subtilité du thème
Infiniment joué mais varié, toujours.

Je voudrais pour toi seule mais pourtant je n’ose
Pas déclarer ma flemme à l’ardeur de tes yeux,
Solliciter de toi l’impossible symbiose ;

Car il y a dans mon cœur un sombre coin morose :
Héraut de Gil-Galad, petit elfe neigeux,
Mais pour quelle raison le désespoir t’arrose ?


No calling again


Le téléphone vibre encore
De la couleur de ton parfum
Qui en émane, comme d’un
Sablier, pourtant inodore.

Ta voix, devenue incolore;
Dépouillée de ses verts et bruns
Sans mots, me traite d’importun.
Ce téléphone là est mort.

Mieux ça que des mots qui me mentent
En me laissant dans une attente
Anonyme, puits de douleur.

Rien n’est venu et c’est dommage.
Et, puisque tout n’était que leurre
Je pars : l’appel d’autres rivages …


A cause d’à cause …


O triste, triste était mon âme
(Paul Verlaine)

Si souvent
j’ai perdu mon âme
A cause
à cause d’une femme
A chaque fois je m’ai troublé
Pour un regard ensorcelé

Si souvent
j’ai brûlé ma flamme
A cause
à cause d’une femme
A chaque foi
je n’ai osé à ses genoux me déclarer

Si souvent
j’ai vomi mes larmes
A cause
à cause d’une femme
A chaque fois
s’en sont allées
mes frêles illusions d’été

Si souvent
j’ai perdu mon âme
A cause
à cause d’une femme
A chaque fois je m’ai juré
de ne jamais recommencer.

 

18/07/1990


Surprise …


Hasard du MP3, je parcours mes musiques par ordre alphabétique d’album. Lettre «L», album «live». Quoi de plus banal ?
Lecture
Sifflements, applaudissements, un petit rif de guitare, calme et gentillet le temps que le groupe prenne contact avec son public puis
1,2,1 2 3 et c’est l’explosion
D’émotions
1,2,1 2 3 et c’est l’explosion
De larmes
L’émotion du concert enregistré
Le souvenir du concert que j’ai vécu
Celui où j’avais pleuré
Parce que si tu avais été là j’aurais pour une fois
Accepté de danser
Avec toi
Mais tu n’étais pas là
Pas plus que tu ne l’es maintenant
Alors je pleure en écoutant ce souvenir de ton absence.

Je cache ma fontaine derrière mon exemplaire de «Métro» afin de ne pas perdre la face dans le RER
Je me cache et je pleure sur cette musique qui me fait trop penser à toi .
Toi ma fille dont je ne suis pas le père
Toi que j’aime comme il n’est pas permis d’aimer une amie
Toi que j’aime tant que je ne sais le dire

Toi que j’aime autant que toi seule sais comment
Je pleure sur cette musique qui me fait trop penser à toi,
Toi que l’espoir fait vivre alors que je m’en meurs
Toi que je n’ai jamais rencontré et ne verrai sans doute jamais.
Espoir de moi


Lézard du soir


On a tous un lézard
A éventrer
Tout au fond d’un placard
Sous l’oreiller.

On a tous un miroir
A fracturer
Pour ne plus s’y revoir
Abandonné

On a tous un mouchoir
Pour s’y cacher,
Mourir de désespoir
Et puis pleurer.

On a tous un rencard
Qu’on a raté
En marchant dans le noir
A hésiter …

On a tous une histoire
A raconter
Et perdre la mémoire
De trop rêver.

On a tous une gare
Pour préparer
Son tout dernier départ :
Au sud, l’Été.


Les influenceurs sont des kikoolols


Résultat du dernier Follow Friday : 6% d’augmentation de mes followers dans la journée (à following number stable). Je ne suis pourtant pas du genre à me la péter à la façon de celui qui a la plus grosse ou qui pisse le plus loin. Aussi plus que mon nombre de followers qui est loin d’être hallucinant en soi, c’est la rapidité de la variation qui m’interpelle.

D’habitude le Follow Friday passe sur moi comme une ombre, ne m’apportant pas plus de followers que d’habitude. C’est donc quand j’ai eu des crampes à force d’adresser un mot de bienvenue à chaque nouvel arrivant que j’ai fait mes comptes et me suis demandé ce qui me valait cette soudaine affluence.

S’est alors imposé comme une évidence le fait que je venais de recevoir des recommandations émanant de membres de twitter que je considère comme étant très influents et dont je ne vous donnerai pas les noms afin de ne pas flatter leur ego ni heurter leur modestie, c’est selon. De toutes façons ceux qui devaient le faire se sont déjà reconnus.

Et pourquoi est-ce juste ce vendredi là que j’ai bénéficié de ces #FF élogieux ? Après tout j’ai l’impression d’avoir twitté de la même manière cette semaine là. Et même un peu moins puisque par égard aux professionnels qui me suivent et afin de ne pas les noyer sous une logorhée de pépiements jacassants, je viens de créer un second compte, «sérieux», réservant l’ancien à un usage plus «convivial» certes, mais au fond sans réelle valeur ajoutée.

Ce qui au final en dit assez long sur Twitter : c’est en retirant de ma timeline tous les messages traitant d’internet, réseaux sociaux, marketing, RH, bref de tout ce qui fait qu’on est sur Twitter quand on y est pour des raisons pro, que des twitteurs influents l’ont trouvée digne d’être recommandée à ceux qui les suivent.

En gros, plus je dis n’importe quoi et plus les gens important s’y intéressent. Donc croyez-moi bien, les influenceurs sont des kikoolols !


Time flies like an arrow


Les mouches du temps
Aiment une flèche
Tends ton doigt vers ma bouche
Lèche le miel de lune
Il y a un mois déjà,
Il y a un mois à peine
J’avais touché ton cœur
Aine, aisselle et sueur
C’est le temps qui vole
Vole comme une flèche
Vole, vole, vole ! Heure !
Un instant de bonheur

La rue aux voitures


Jaguar E

Jaguar E

C’est marrant comme ce quartier, cette rue, et même cette place dans la rue, attire les voitures plutôt remarquables.

Aujourd’hui, c’est une Jaguar E, cabriolet en plus. Excusez du peu.La semaine dernière, c’était une Fiat Multipla. Moins prestigieux certes, mais particulière également en ce sens qu’elle est peinte aux couleurs d’Elmer, l’éléphant multicolore. C’est sur que comme ça on ne peut pas la louper. Et l’extraordinaire là dedans, c’est qu’elle était garée exactement à la même place. Certes l’angle de prise de vue est différent, l’une est prise de jour l’autre de nuit mais zut c’est mon quartier donc si je vous dit que c’est au même endroit, c’est que ça l’est.

Allez, promis, dès que je la vois je vous montrerai l’Aston Martin. Mais la Maserati se montrera peut-être en premier.

La voiture d'Elmer l'éléphant multicolore

La voiture d'Elmer l'éléphant multicolore

Lien raccourci vers cet article : http://wp.me/p1bUKd-d3


Peuramie


J’ai peur, amie, j’ai peur
je m’effraie
que sous un jour attrayant
de nouveau
je perde peu à peu mes peaux
d’oignon
tombe mes masques
et ne devienne plus bientôt
qu’une chair flasque

J’ai peur, amie, j’ai peur
je m’inquiète
que sous le charme ment
de la conquète
ne perde un fil de raison
nu
et ne m’alienne.
Je ne crains rien de plus
sinon qu’un mot
Je t’aime.


éToile et Moi


Je pense à toi – Pourquoi ? – ce soir
Je voudrais t’écrire un poème ;
Ma plume glisse dans le noir,
Voici ses mots : ce sont les mêmes

Que m’avait un jour rapporté
Une belle étoile filante
Venant de loin, de Cassiopée ;
Sa lumière était si brillante…

Elle se pencha à mon oreille,
Souffla sa lueur dans mon cou ;
Son odeur de salsepareille,
J’y pense, me revient tout à coup.

Elle m’a dit : « Donne-moi la main !
« Viens avec moi, que je t’emmène,
« Vite, ou on va louper le train !
« Viens, car on se connaît à peine…

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